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18

mar

2011

La cagouille voit rouge

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POURQUOI PAS ?

La démarche peut-sembler incongrue, voir prématurée, mais elle s’inscrit dans la continuité des investissements  humains et matériels des héliciculteurs de Poitou-Charentes-Vendée pendant ces 20 dernières années.
Portée par le dynamisme de producteurs imaginatifs et entreprenants, notre région est la première productrice de France.
Certes les volumes n’entrent pas en compétition avec les importations bas de gamme, issues de la cueillette des pays d’Europe de l’est.
De même que dans notre région la cueillette sauvage tient encore une place importante dans les approvisionnements 
Mais il y a 50 ans l’huître provenait essentiellement du ramassage des « roulantes » ou d’une exploitation
artisanale frustre.  Il s’agit maintenant d’une industrie créatrice de milliers d’emplois.

POURQUOI UN ESCARGOT D’ELEVAGE ?
Si actuellement les stocks naturels ne sont pas menacés, il n’en sera pas de même dans la perspective d’un
développement de la consommation. D’autre part, les pratiques d’exploitation de l’agriculture productiviste ne garantissent pas une optimisation des caractères organoleptiques et sanitaires des gastéropodes.
Seul l’élevage permet d’apporter une réponse satisfaisante à ces problèmes.
L’élevage « Gros gris » 15 à 25 gr au lieu du « petit gris » 10 à 12 gr offre plus de possibilité en gastronomie
de même que dans la production des œufs (caviar d’escargot).

POURQUOI UN ESCARGOT D’ELEVAGE ?

Si actuellement les stocks naturels ne sont pas menacés, il n’en sera pas de même dans la perspective d’un
développement de la consommation. D’autre part, les pratiques d’exploitation de l’agriculture productiviste
ne garantissent pas une optimisation des caractères organoleptiques et sanitaires des gastéropodes.
Seul l’élevage permet d’apporter une réponse satisfaisante à ces problèmes.
L’élevage « Gros gris » 15 à 25 gr au lieu du « petit gris » 10 à 12 gr offre plus de possibilité en gastronomie de même que dans la production des œufs (caviar d’escargot).

POURQUOI POITOU-CHARENTES VENDEE ?

La Vendée : Bas-Poitou avant la révolution française fait partie culturellement et historiquement de l’entité :
Poitou-Charentes-Saintonge-Angoumois, Aunis.
Bien que le clivage langue d’Oc, langue d’Oil ait donné 2 noms au petit gris ; cagouille au sud et luma, au nord.

LES ATOUTS

Historiques :
Depuis la préhistoire  l’escargot est consommé par les habitants de notre région, au point d’être devenu un mythe
et un emblème dans la culture populaire.

Scientifiques
l’INRA du Magneraud  à Saint-pierre d’Amilly a développé pendant plusieurs années un programme de recherche
unique au monde sur l’élevage hélicicole.
En collaboration et avec le soutien d’éleveurs expérimentés et inventifs ils ont établi des protocoles d’élevage
hélicicole fiables, assurant les meilleures garanties sur le plan rentabilité, sanitaire et gustatif.

Géographiques :
La qualité gustative des escargots de notre région est unanimement reconnue : il s’agit d’un TERROIR à part
entière au même titre que pour la viticulture.

Gastronomiques :

plus de 200 recettes furent élaborées pendant des siècles  autour de  la cagouille et du luma.
De nouvelles recettes sont élaborées régulièrement issues de la créativité des chefs cuisiniers de notre région.
Les tables gourmandes de Poitou-Charentes l’ont célébré sous l’appellation « l’escargot de Landrais »

L’histoire de l’escargot à Landrais débute en 1985.
Initiée par Fabien JACQUES, maire de 1983 à 1995 avec le soutien du conseil municipal ainsi que de nombreux habitants du village réunis au sein de l’association HELILAND
Cette démarche hélicicole s’inscrivait dans un schéma plus large de recherche d’alternative économique et écologique au modèle productiviste de l’agriculture intensive. Avec l’espoir d’ouvrir quelques pistes pour améliorer la rentabilité d’exploitations agricoles trop petites pour affronter la compétition céréalière, ainsi qu’à la disparition des petites exploitations laitières.
 
 Dés cette époque il apparaissait que:
- la vente directe ou en circuits courts 

- la transformation en produits finis,

- la production de  produits de qualités (bio ou raisonné) étaient quelques unes des solutions économiques  pour espérer sauver des exploitations agricoles de tailles modestes et de proposer aux consommateurs des produits de qualité à des prix abordables sans risques pour la santé ni l’environnement.
 
La Charente Maritime est peu pourvue en entreprises artisanales dans le secteur de la transformation agroalimentaire (Environ une dizaine en comptant large)

A titre de comparaison, la Dordogne en possède plus de deux milles.
Il nous semblait qu’il ya avait une opportunité à saisir.
La cagouille des Charentes allait devenir le symbole et le fer de lance de cette démarche économique, agricole et
environnementale.

QUELQUES REALISATIONS

Réception des "TABLES GOURMANDES" sous la Présidence de Daniel MASSE, chef du "Chat botte" à Saint-Clément des Baleines, et du Proviseur du lycée Hotelier de La Rochelle, Georges SERRAT;

 1985  Constitution d’HELILAND (assoc. loi 1901)
            HELIcicole  LANDdrais.
- 1987  Création d’un élevage d’escargot expérimental (500 m2)
suivant les principes de l’INRA et de Jean-Pierre FEUGNET.               
            Réception et présentation de « la cagouille des Charentes »
            au Congrès national de l’hôtellerie (650 restaurateurs) au
            Lycée hôtelier de La Rochelle,  en partenariat avec les
            Tables Gourmandes de Charentes Maritime.
- 1988  Création de la chambre syndicale d’héliciculture regroupant
            une trentaine d’adhérents du Poitou-Charentes –Vendée.
- 1989  Création d’une conserverie agroalimentaire spécialisée dans
           la transformation de l’escargot:  « Druette gastronomie », devenue
         « les Délices de Landrais » aprés son rachat par Pierre GUIGNARD
- 1994: ouverture de la MAISON DE L'ESCARGOT:
           bar restaurant alimentation dédié à la "cagouille"

Henri GUILLOT (en bleu) a assuré bénévolement l'élevage des escargots pendant 3 ans, avec l'aide ce jour là de Dominique HOUPPE Henri GUILLOT (en bleu) a assuré bénévolement l'élevage des escargots pendant 3 ans, avec l'aide ce jour là de Dominique HOUPPE

Un ensemble architectural et  paysagé permettant d’assurer la promotion et la commercialisation de  produits régionaux en général et plus spécifiquement de l’escargot charentais.
Sur 4 Ha furent construit :
-          un local de commercialisation de 51 m2
-          une cuisine expérimentale permettant la formation des techniques de la transformation des produits agro-alimentaire (en particulier l’escargot)
-          un ensemble sanitaire.
-          un espace naturel pour l’accueil en hôtellerie de plein air.
- un étang de 4000m2.
 
Cet espace devait accueillir :
-          Une boutique de vente directe de produits régionaux issus de
l’agriculture et de l’artisanat.
-          La formation d’exploitants agricoles ou de futurs entrepreneurs désirant accéder à la transformation de produits agroalimentaires, en partenariat avec l’Eniliat de Surgères.
-          Accueillir des manifestations autour de l’élevage, l’agriculture et de la gastronomie des Charentes.
   Ces réalisations furent largement relayées par les médias régionaux et
nationaux.
 Elles bénéficiairent d’un large soutien de l’Etat et du Conseil Géné

Création du Parc de la plaine d’Aunis :

Ce qui devait être le local de commercialisation Ce qui devait être le local de commercialisation

1995 un immense gachis

Confronté dés sa création, à l’hostilité des lobbys agricoles productivistes, à  l’apathie, voir l’incompétence de la nouvelle
Communauté de Commune qui avait pris en charges fin 1994 les « compétences » économiques dévolues auparavant au
Conseil Municipal de Landrais.

 Le Parc de la Plaine d’Aunis fut vidé de sa substance économique et environnementale, pour ne devenir . . .qu’un camping . . .  sans clients.

Bien que réélu largement, Fabien JACQUES dégouté refusa de devenir Maire pour un 3eme mandat et créa la
ferme du Bateau Lavoir.

Le parc de la Plaine d'Aunsi qui devait accueillir des manifestations sur la cagouille et la gastronomie régionnale Le parc de la Plaine d'Aunsi qui devait accueillir des manifestations sur la cagouille et la gastronomie régionnale

2011 L’escargot continue de vivre à Landrais

La conserverie les “Délices de Landrais” emploie 5 salariés et produit toujours
des plats préparés à base d’escargots,  sous la direction de Pierre OUVRARD
qui vient de racheter l’entreprise.
 
La ferme du Bateau Lavoir affine en moyenne 1 tonne d’escargot par an.
Elle propose également aux autocaristes « La route de la coquille » initiation
à la gastronomie d’ huître et de l’escargot en partenariat avec le Comité
départemental du tourisme et l’office du tourisme de Chatelaillon

Le bar "la maison de l’escargot", ne fait plus d’escargots, mais conserve son nom qui rappel aux visiteurs que Landrais fut pendant 10 ans un acteur majeur dans la défense de la gastronomie des Charentes et du maintien de l'activité économique dans les espaces ruraux.. 

La conserverie "les délices de Landrais" crée grace au programme d'HELILAND sur l'escargot des Charentes en 1989 La conserverie "les délices de Landrais" crée grace au programme d'HELILAND sur l'escargot des Charentes en 1989
La maison de l'escargot in augurée par les chefs cuisiniers étoilés des TABLES GOURMANDES et son Président de l'époque Daniel MASSE du restaurant le CHAT BOTTE à Saint Clément des Baleines La maison de l'escargot in augurée par les chefs cuisiniers étoilés des TABLES GOURMANDES et son Président de l'époque Daniel MASSE du restaurant le CHAT BOTTE à Saint Clément des Baleines
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